Rechercher dans ma chambre

vendredi, avril 27, 2007

Scoliose

J’ai fait mention dans mon dernier billet de ma scoliose. Un chirurgien a bien tenté de me la corriger en 1982, en bricolant pendant huit heures, avec ses grosses pattes, une armature faite de trois tiges de titane. La chose a tenu jusqu’à il y a 10 ans. Je ne saurai jamais pourquoi : la colonne, aux vertèbres pourtant « soudées » avec une préparation de poudre d’os, et toujours soutenue par les tiges, la colonne a subi depuis 10 ans un lent mouvement de crispation, comme un papier qui se tord sous l’action des flammes. Ce mouvement indolore qui me tord et me donne de plus en plus un air cubiste, se terminera, selon tout apparence, avec mon existence. Le port d’un corset l’a ralenti simplement.

Alors imaginez mon sourire lorsque j'ai lu ce passage dans le Devoir :

« Jeanne d'Autriche, l'épouse de François Ier (1541-1587) de Médicis, grand-duc de Toscane, fut encore plus éprouvée. Fille de l'empereur Ferdinand Ier d'Autriche, Jeanne souffrait d'une multitude de malformations congénitales d'origine héréditaire. Peu favorisée par la nature, elle présentait un fort prognathisme, cette proéminence des mâchoires caractéristique des Habsbourg, une ossification excessive, appelée hyperostose, de la voûte crânienne, une malformation des couronnes dentaires, des scolioses marquées de la colonne vertébrale, une dislocation congénitale de la hanche ainsi qu'une difformité du bassin qui a rendu très difficiles ses multiples accouchements, provoquant sa mort à l'âge de 30 ans lors du dernier d'entre eux ». (1)

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(1) Gravel, Pauline. « Des macchabées pour détruire les mythes ». Le Devoir [En ligne] (Jeudi, 5 octobre 2006) (Page consultée le 23 avril)

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