Rechercher dans ma chambre

mardi, décembre 28, 2021

Réel, réalité

Nouvelle série de billets consacrés aux questions qui me traversent l'esprit.

Quelle différence entre les mots « réel » et « réalité » ? En lisant Clément Rosset, qui utilise, tantôt l'un, tantôt l'autre, je m'étais posé cette question. Mais, bête comme je suis, c'est seulement aujourd'hui que je pense à chercher dans l'Internet...

Réalité et réel sont comme les deux faces d'une médaille. La réalité serait une construction sociale, alors que le réel serait indépendant de nos perceptions. La science nous donnerait un certain accès au réel, qui autrement demeurerait opaque.

Sur Internet, je trouve ceci :

– « La réalité ne correspond ainsi qu’à une partie du réel, celle qui nous est accessible »...

– « On a l'habitude d'associer réel et réalité, voire de les confondre. Là est l'erreur, source de bien des incompréhensions. Car il ne faut pas confondre, là non plus, ces deux domaines. Si le réel est bien ce qui est et, en tant que tel, un et absolu, la réalité en est la représentation, et même la reconstruction de plus en plus « approchée ». On parle ainsi de réalités physiques, chimiques, économiques, sociales, culturelles, sensibles, intelligibles, individuelles, collectives, ... La réalité n'est donc pas une et absolue comme l'est le réel, elle est multiple et change avec les époques et les différentes civilisations, selon l'état des moyens d'investigation scientifiques et d'opération techniques. La réalité est donc bien une re-présentation, sensible ou/et intelligible, individuelle ou/et collective, du réel, qui, lui, ne change pas en lui-même. Or si nous cherchons à atteindre ce qui est (le réel en soi) nous ne parvenons jamais qu'à atteindre ce qui est « pour nous », en fonction de nos représentations et opérations, c'est-à-dire des réalités, nos réalités. Cela nous conduit à toujours poser le principe d'incertitude comme préalable à toute connaissance du réel et à toute action envisageable en son sein »

Me voilà bien parti, je trouve. L'idéal serait de relire maintenant Rosset

jeudi, décembre 16, 2021

Mon année culturelle 2021

Mes lectures et visionnements de l'année, par ordre chronologique.

Cette année, Michel Rabagliati a été à l'honneur, ainsi que le peuple innu et les récits de soi. Cinq livres ont enrichi ma sensibilité en m'enseignant sur la mythologie innue, la culture traditionnelle innue, les aspects juridiques et politiques du rapport des Innus à leur territoire. Bizarrement, je n'ai pas lu Le Peuple rieur, qui est l'ouvrage le plus connu. Je ne mentionne pas non plus, dans la liste ci-dessous, trois recueils de poèmes de Joséphine Bacon, parce que je ne les ai pas lus avec toute l'attention nécessaire ; le décès de ma soeur, en mai, a chamboulé bien des choses. 

Légende : Les chiffres entre parenthèses indiquent la date de fin de lecture ou le visionnement ; BD : bande dessinée ; BL : beau livre ; D : documentaire ; E : essai ; F : film ; FA : film d'animation ; r : relecture ou revisionnement ; Rt : récit ; RA : récit autobiographique ; RB : récit biographique ; Rn : roman ; T : pièce de théâtre.

Janvier : 33 idées reçuessur la préhistoire (A. Balzeau) (E) (8), Huit leçons sur l'Afrique (A. Mabanckou) (E) (13), Lumières dePointe-Noire (A. Mabanckou) (RA) (21), La Disparition du paysage (Rn) (J.-P. Toussaint) (25), Vi (K. Thuy) (29), L’Urgence et lapatience (E) (J.-P. Toussaint) (31) ; février : Monsieur (J.-P. Toussaint) (Rn) (4), Visages Villages (F) (5), La Servante écarlate (M. Atwood) (Rn) (16), Le Plaisir du texte (E) (R. Barthes) (26), Le Palais de la fatigue (M. Delisle) (Rn) (28) ; mars : Paul à la campagne (P. Rabagliati) (BD) (1), Paul a un travail d’été  (P. Rabagliati) (BD) (6), Récits de Mathieu Mestokosho,chasseur innu (S. Bouchard) (7), Tokyo-Ga (D) (7), Paul en appartement (P. Rabagliati) (BD) (16), La Forêt vive (R. Savard) (E) (r) (20), J’ai perdu mon corps (FA) (20), Paul dans le métro (P. Rabagliati) (BD) (22), Chasseur au harpon (M. Patsauq) (Rn) (25) ; avril : Paul à la pêche (P. Rabagliati) (BD) (3), Le Rireprécolombien dans le Québec d’aujourd’hui (R. Savard) (E) (4), Paul à Québec (P. Rabagliati) (BD) (12), Les Innus etle territoire (J.-P. Lacasse) (E) (14), Les Coureurs des bois (G.-H. Germain) (24) (E) (BL), Nomadland (F) (30) ; mai : LeTerritoire dans les veines (J.-F. Létourneau) (E) (29) ; juin : L’Enclos de Wabush (T) (9), Le Chevalier inexistant (I. Calvino) (Rn) (9), Le Vicomte pourfendu (I. Calvino) (Rn) (13), Le Baron perché (I. Calvino) (Rn) (21), Petit traité sur le racisme (D. Laferrière) (E) (25), Le Consentement (V. Springora) (RA) (30) ; juillet : La Familia grande (C. Kouchner) (RA) (6), La Panthère des neiges (S. Tesson) (Rt) (14), Ma Loute (F) (18), En finir avec Eddy Bellegueule (E. Louis) (RA) (19), Soleil vert (F) (R) (20), Quo vadis, Aida ? (F) (21), La Honte (A. Ernaux) (RA) (r) (22), La Traversée de l'Afrique (E. Savitzkaya) (Rn) (26) ; août : Je suis un écrivain japonais (D. Laferrière) (Rn) (4), Les Pissenlits (Y. Kawabata) (Rn) (15), Temps libre (M. Leclerc) (BD) (18), Ténèbre (P. Kawczak) (Rn) (26) ; septembre : Premier sang (A. Nothomb) (RB) (6), Le Mythe de Sisyphe (A. Camus) (E) (12), L’Étranger (A. Camus) (Rn) (r) (16), Seul ou avec d’autres (D) (25) ; octobre : Mesdames et messieurs, M. Leonard Cohen (D) (2), Le Lièvre de Vatanen (A. Paasilinna) (Rn) (13), Une Écologie décoloniale (M. Ferdinand) (E) (22), Un Homme d’exception (25) (F), Les Villages de Dieu (E. Prophète) (Rn) (30) ; novembre : Frankenstein Junior (2) (F), Un Temps pour l'ivresse des chevaux (F) (4), L’Aventure ambiguë (C. H. Kane) (Rn) (8), Pour Sama (D) (18), La Plus secrète mémoire des hommes (M. M. Sarr) (Rn) (21), Les Grands espaces (C. Meurisse) (BD) (28) ; décembre : Jewish cock (K. Volckmer) (Rn) (3), Fuck America (E. Hilsenrath) (Rn) (6), Le poète russe préfère les grands nègres (E. Limonov) (Rn) (12), Nickel boys (C. Whitehead) (Rn) (22)