Rechercher dans ma chambre

jeudi, juin 01, 2006

Le Devoir

Je donne souvent en référence des articles du Devoir. Or, plusieurs d'entre eux, vous l'aurez peut-être remarqué, sont « cadenassés » : un petit cadenas vert apparaît vis-à-vis du titre, indiquant que l'article n'est accessible qu'aux abonnés.

Un conseil, si je puis me permettre : faites-le donc. Abonnez-vous. Vous le méritez. C'est facile de trouver de l'information sur l'Internet. Trop facile, même. Un bon journal, c'est d'abord cela : de l'information, oui, mais décantée, analysée, mise en contexte puis retransmise aux lecteurs afin de nourrir sa réflexion. Moi, j'ai mes journalistes, dont je ne peux plus me passer : Louis-Gilles Francoeur, Michel David, Antoine Robitaille, Christian Rioux, Louis Cornellier, Louis Hamelin, Georges Leroux, Odile Tremblay... Grâce à eux, des liens se tissent entre les événements qui défraient les manchettes, les faits divers et les phénomènes sociaux plus lents, plus englobants, moins perceptibles.

Faites-vous donc un cadeau, abonnez-vous. Vous ne le regretterez pas. Pour 16 $ par mois, vous avez intégralement accès au journal et aux archives depuis 1992 -- quelque 250 000 articles, une mine d'or !

Et puis, il y a de ces bonheurs : vous prenez votre thé, allez vous installer confortablement devant l'ordi et pendant une heure ou deux, vous vous laissez rejoindre par le monde, atteindre par ses misères, ses dangers, ses tiraillements, ses défis, vous les intégrez à votre univers mental, vous les laissez agir sur vous, sur votre conscience. Peu à peu, vous en faites votre force, votre courage -- il en faut pour vivre -- et votre indignation. Et c'est ainsi que, sans le remarquer, vous devenez citoyen.

Ce qui n'est pas rien.

J'ai souligné plus haut le mot rejoindre pour introduire l'idée de fuite : fuite devant nos responsabilités, en tant que citoyens, à l'égard de ceux qui souffrent. Fuite devant les mensonges de nos dirigeants, devant l'avenir trop sombre, devant nous-mêmes...

Et puis, il y a ce passage d'un article qui vous a tellement touchés : un clic de souris, copier-coller, voilà, il est à vous. Vous pouvez le partager avec des amis, le mettre sur votre blogue, le commenter, le mettre en lien-hyperlien avec d'autres extraits, d'autres nouvelles et informations, et ainsi, lentement, patiemment, rejoindre d'autres âmes en fuite.

Tout ça pour 16 $ !

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